Intégration

 

La Belgique que nous construisons doit continuer à favoriser l’intégration de ceux qu’elle accueille.

 

En 1996, nous avons émigré en Belgique et nous nous sommes installés à Etterbeek.

Dès notre arrivée, nous avons introduit une demande d'asile et nous avons été déboutés après un délai de 6 mois. A la suite de cet événement, nous étions passés brusquement du statut de Réfugié à celui de Clandestin.

J’avais 8 ans, je ne comprenais pas tout, mais étant de nature assez sensible, je savais tout de même que notre vie venait de basculer.

Etre Clandestin signifiait que nous n’avions pas accès aux soins de santé, ni à une aide alimentaire, et que nous ne pouvions pas souscrire un contrat d’eau, d’électricité ou de gaz.

 

 

Plus tard, grâce au bouche-à-oreille, nous avons rencontré une dame, Madame Jeannine Solé, qui était une bonne sœur.

Cette dame nous a aidés dans notre intégration et m’a accompagné dans ma réussite scolaire. Elle était à l’image de cette Belgique accueillante et promouvant un modèle inclusif. Au fil des années, elle était devenue un membre de notre famille. Elle s’inquiétait autant que nous pour trouver du travail qui nous permettrait de survivre. Elle était aussi devenue la grand-mère qui nous couvrait de cadeaux durant les fêtes telles que la Saint-Nicolas ou Noël. 

 

En évoquant mon histoire personnelle, je ne fais pas l’apologie de l’immigration car je suis conscient que nous n’avons pas la capacité d’accueillir tout le monde. Néanmoins, n’oublions pas que certains Belges d’aujourd’hui sont les immigrés d’hier. Comme moi, comme notre famille.

 

Ainsi, j’ai l’intention de militer afin que notre commune mette en valeur des projets favorisant l’intégration.